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Séances de séminaires à venir
Christine Mussard : « Des trajectoires scolaires heurtées dans l’Algérie coloniale en guerre : une approche régionale »
Charlotte Courreye : « La coopération des enseignants de langue arabe en Algérie postcoloniale, d’une guerre à l’autre »
Cet atelier doctoral propose d’explorer comment la guerre, loin de se limiter aux temps de combats, structure durablement les sociétés qui en font l’expérience répétée. Dans certains territoires extraeuropéens, chaque génération a connu un conflit, parfois plusieurs au cours d’une même vie. La guerre devient alors un horizon permanent qui brouille les frontières entre temps de paix et temps de guerre, et se rejoue sur différents terrains : institutions, mémoires collectives, pratiques sociales. À travers l’étude de l’école comme institution et un focus sur quatre aires (Algérie, Liban, Haut-Karabagh, Turquie), nous interrogerons ce que le fait guerrier fait aux sociétés : comment celles-ci se transforment, comment les mémoires se transmettent et se recomposent, et comment les acteurs perçoivent et vivent avec cet horizon guerrier.
Il s’adresse aux chercheuses et chercheurs en sciences sociales (histoire, sociologie, anthropologie, science politique, géographie), doctorants, postdoctorants ou titulaires, travaillant sur les conflits, les mémoires de guerre et leurs effets sociaux, particulièrement en terrains non européens. Il intéressera également les spécialistes des aires géographiques concernées ainsi que toute personne s’interrogeant sur la fabrique sociale des sociétés en guerre ou post-conflit, les processus de transmission mémorielle et le rôle des institutions dans ces contextes.
Atelier organisé par :
Akhésa Moummi est doctorante en études politiques affiliée au CéSor et au CRH (elle sera docteure lorsque débutera notre séminaire !). Elle travaille sur les écoles laïques au Liban où elle a réalisé un terrain d’un an. Sa thèse analyse comment les écoles de la Mission laïque française au Liban, prises entre politiques publiques françaises et libanaises, se positionnent comme une niche éducative laïque sur le marché scolaire. Elle montre comment ces établissements socialisent élèves et personnels à une « hypothèse laïque » qui renouvelle leur rapport à l’État libanais et au confessionnalisme politique.
- Elodie Gavrilof est docteure en histoire. Ancienne boursière AMI de l’IFEA, elle a réalisé la majeure partie de sa thèse, sur les écoles arméniennes en Turquie et en Arménie soviétique dans l’entre-deux-guerre, sur le terrain, en enseignant l’histoire-géographie au lycée français d’Erevan. Elle travaille désormais sur l’altérité au Caucase. Son projet de recherches postdoctorales porte sur la construction de la figure de l’Autre – turc ou azerbaïdjanais, dans les pratiques discursives arméniennes à la fin de la période impériale et au début de l’ère soviétique.
Page créée le jeudi 15 janvier 2026, par Webmestre.