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Titre
« ’Vivre vite’. Le XIXe siècle face à l’accélération du temps et de l’histoire » — Paris, Fondation Singer-Polignac
Date
Du 25 au 27 janvier 2021
Titre
Frédéric Mantienne, Piraterie, commerce et politique (Asie du Sud-Est, VIIe-XIXe siècle), Indes savantes, 2021 (Études sur l’Asie) — Paris, Fondation Singer-Polignac
Date
Jeudi 28 janvier 2021
Descriptif

Présentation éditeur :

« La piraterie a ressurgi de manière endémique dans les eaux d’Asie du Sud-Est au tournant du XXe et du XXIe siècle. Beaucoup d’ouvrages y ont été consacrés, sans toutefois apporter des éclairages suffisants dans le temps long et dans les aspects sociaux et politiques spécifiques aux sociétés et aux États traditionnels qui en ont été les acteurs et les victimes. En utilisant les travaux antérieurs des chercheurs, historiens et anthropologues, qui ont étudié les cultures du monde malais, de la Chine et de l’Asie du Sud-Est continentale, ce livre cherche à comparer, mettre en résonance des phénomènes de piraterie vieux comme l’histoire du commerce, mais aussi montrer le rôle de la piraterie dans l’histoire des États et leur rôle politique au cours des siècles. Politiques et commerciales seront également les motivations des puissances occidentales s’implantant en Asie pour utiliser à leur profit, puis détruire ces activités et soumettre les populations actives dans la piraterie et un de ses corollaires, l’esclavage. La piraterie deviendra alors un bouc-émissaire et un alibi justifiant la colonisation européenne. »

Frédéric Mantienne, diplômé de Sciences-Po Paris et docteur en histoire de l’École pratique des hautes études (IVe section), a longtemps travaillé en Asie, avant de créer la maison d’édition Les Indes savantes. Il a enseigné à l’université de La Rochelle comme professeur associé la géopolitique et la géoéconomie de l’Asie.


Titre
« La forêt, maison des bêtes (?) » — Maison de la Recherche Sorbonne, Paris
Date
Vendredi 29 janvier 2021
Titre
« Les paysages ruraux : un objet d’étude et une source pour les sciences de l’homme et de la société. État de l’art » — Maison de la Recherche Sorbonne, Paris
Date
Dimanche 31 janvier 2021
Descriptif

Dans les domaines des sciences de l’homme et de la société – selon leur définition étendue, entre autres, aux lettres et aux arts, au droit et à l’économie, qui sert de référence au MESRI depuis 2010 – le paysage répond à deux ordres de définitions qui découlent de la même notion polysémique de « forme ». D’une part, le mot indique les formes qui structurent et matérialisent la surface terrestre, donc sa physionomie et sa morphologie. Cette tradition, d’Alexander von Humboldt et Élisée Reclus aux historiens des Annales et à l’archéologie du paysage jusqu’à l’archéogéographie, décrit et interprète les formes paysagères qu’elle considère comme le résultat tridimensionnel, tangible et visible de la transformation perpetuelle de l’espace terrestre produite par l’interaction entre l’homme et l’environnement. D’autre part, c’est dans la sphère de la représentation esthétique et artistique que le mot est apparu dans les langues européennes. Il y indique depuis plusieurs siècles la vue d’une portion de l’espace qui s’offre à un observateur disposant d’un point de vue (physique ou culturel) privilégié et opérant un choix sélectif des objets visibles qui s’en trouveront par là même mises en discours et formalisées voire « artialisées ». Par ailleurs, bien avant l’émergence de la notion générale de « paysage », les hommes, partout et à toute époque, ont nommé certains objets et aspects du paysage, en même temps qu’ils les modifiaient et s’y adaptaient. Or, le seul fait de désigner ces objets marque l’émergence d’un discours et d’une mise en forme de la réalité.

Texte Appel

Le paysage se présente donc comme un paradigme fondateur, un outil heuristique et un objet d’étude central pour une étude totale de l’homme en société, à tel point sa construction matérielle et culturelle se situe au carrefour des transformations et de la mise en scène du monde de la part des sociétés humaines au fil de leur histoire. D’autre part, les formes des paysages actuels, celles qui ont été observées, sélectionnées, mises en image ou en discours à un moment quelconque ou encore celles que révèle une enquête archéologique, sont le résultat de la transmission et de la transformation de formes plus anciennes dont elles portent l’empreinte. À ce titre, les formes paysagères et leurs représentations peuvent être érigées en source dans le cadre de toute autre enquête diachronique portant sur les objets et les problèmes les plus divers, y compris en sciences de la nature.

Après le « tournant spatial » des années 1990, les SHS semblent être en mesure de mener de front une étude transdisciplinaire du paysage, en construisant un discours commun. Celle-ci doit être tout à la fois matérielle et sociale et traduire tout autant l’organisation géométrique et relationnelle de l’espace que la construction du paysage bâti et planté ainsi que la production d’une conscience spatiale des sociétés. Ce constat constitue le point de départ de la réflexion que nous proposons à nos intervenants et à nos étudiants : en effet, si l’arsenal théorique est impressionnant, la collaboration pluri-, inter- voire transdisciplinaire reste, sur le terrain, souvent assez limitée. C’est pourquoi la première exigence de ce cycle de rencontres sera la dimension théorique et épistémologique : chaque chercheur sera invité à définir sa propre notion de paysage, son vocabulaire, ses enjeux heuristiques, ses sources, les corpus qu’il est en mesure de construire.

Deuxièmement, nous proposons de limiter le champ de réflexion aux paysages ruraux. Ce choix est dicté par un souci d’efficacité et d’homogénéité. En effet, l’étude des paysages ruraux embrasse, dans toutes nos disciplines, une masse de problèmes et d’approches, en constante évolution, assez large pour ne pas y mêler les problèmes liés aux paysages urbains ou maritimes ou encore industriels.

Le troisième attendu porte sur la nécessité d’offrir des exemples concrets d’enquêtes pour lesquelles le paysage – dans l’une ou plusieurs de ses définitions – constitue un paradigme de médiation, un objet d’étude ou encore un gisement d’information essentiel à éclairer d’autres objets d’étude. La confrontation entre chercheurs venant de différents champs disciplinaires sera la règle, des historiens aux archéologues, des géographes aux architectes, urbanistes et designers, des historiens de l’art et de la littérature aux anthropologues et aux linguistes, des sociologues aux juristes et aux économistes (la liste n’est pas exhaustive). Chaque rencontre sera conçue comme une action de formation et de recherche, c’est pourquoi tant les cas d’étude que les bilans historiographiques et les réflexions théoriques seront les bienvenus. La volonté affichée de marier recherche et formation se traduira à chaque rencontre par l’organisation de conférences, d’ateliers et d’une table ronde.

Un tel état de l’art sera déployé sur trois ans et trois rencontres, de la durée de deux journées chacune. À l’occasion de la première rencontre, qui se tiendra en mars 2021, nous nous concentrerons sur les composantes matérielles des paysages ruraux : géomorphologie et pédologie, hydrographie, végétation, infrastructures et bâti, etc. Il sera donc question des témoins, des témoignages et des représentations portant sur l’utilisation du sol (ressources, production, peuplement), dans une approche synchronique ou diachronique, matérielle et culturelle : écosystèmes et ressources du sol, du sous-sol et des littoraux (chasse, pêche et cueillette, sources d’énergie, pierre, argile, sel, minerais, etc.) ; peuplement végétal (marges et végétation spontanée, espaces sylvicoles, espaces agro-pastoraux, cultures) ; habitat et peuplement. Les implications contemporaines sont évidentes : la pression anthropique sur les écosystèmes, l’agriculture du futur, le débat sur l’Anthropocène, etc. Si la dimension matérielle apparaît prépondérante, ces formes du paysage rural traduisent et construisent également un espace social, un « monde rural », aux fortes implications culturelles et symboliques. Que l’on pense, par exemple, à la possibilité d’étudier les paysages agraires antiques à la fois par les fouilles et la photographie aérienne, les textes gromatiques ou agronomiques, les codes juridiques, les récits de voyage et la poésie bucolique. Il s’agira donc, ici comme au cours des deux rencontres qui suivront, de faire émerger de nouvelles synergies en SHS pour une étude transdisciplinaire du discours et du support matériel, du discours sur le support matériel, du discours que le support matériel traduit ou sous-entend voire encore du discours dont le support matériel est le produit.

La deuxième rencontre se déroulera au printemps 2022 et sera consacrée aux structures et aux relations spatiales que les formes des paysages ruraux révèlent, traduisent et portent. À travers leurs formes actives ou fossilisées émergent, en effet, les modalités, présentes et passées, de l’organisation et de l’appropriation de l’espace, entre realia et représentations : appropriation du sol (frontières, délimitations linéaires et bornages, clôtures, aménagements à caractère défensif et pour le contrôle du territoire, grandes structures funéraires et cultuelles, etc.) ; occupation du sol (réseaux d’habitats, parcellaires agraires, rapport entre terroirs et incultum) ; connexions, flux et réseaux (voirie, stockage, marchés et foires…). La dimension matérielle entretient ici une relation féconde avec la dimension juridique et institutionnelle des paysages ruraux (statut de la terre, droits de propriété et usage, rapports de production, projection dans l’espace des intentions, des intérêts et des conflits entre les acteurs en présence…) et donc avec la sphère politique et sociologique.

Enfin, la troisième rencontre portera sur la dimension cognitive, symbolique et culturelle des paysages ruraux, jusqu’à toucher les questions patrimoniales et même les relations « entre ciel et terre », pour citer Joseph Morsel. On y étudiera les modes de représentation de la forêt, de la campagne, de la montagne propres à chaque société et à chaque époque (absence de représentation, répulsion ou attraction, vision esthétisante, idyllique, arcadisante…). On pourra préciser les processus qui font de la campagne, autrefois le lieu de vie de l’écrasante majorité de l’humanité, un Éden idéalisé, un patrimoine et un héritage. Les paysages ruraux sont ainsi un produit mais aussi un acteur des identités individuelles et des idéologies communautaires, à toutes les échelles, de que l’on appelle « identités spatiales » ou formes spatiales des identités. Là aussi, des défis actuels pourront être relevés : la questions des biens communs (des terres communes médiévales au partage de ressources qui est en plein essor aujourd’hui), les politiques agricoles et environnementales, la patrimonialisation accrue de nos sociétés et ses limites, l’artificialisation de la biosphère et de la vie humaine, la relativisation des distances. Encore une fois, le croisement des approches matérialistes et culturelles sera de mise, avec sans doute une plus grande disponibilité d’exemples pour les secondes.
Modalités et calendrier de proposition

Nous nous inscrivons d’emblée dans une perspective triennale, c’est pourquoi l’argumentaire ci-dessus porte sur la totalité du projet. Cependant, ce premier appel à communication ne porte que sur la première édition. Un nouvel appel à communication sera diffusé en vue de la préparation de la deuxième et de la troisième rencontre.

Pour la première édition, les propositions de communication, avec titre et résumé, sont à envoyer à giovanni.stranieri chez univ-st-etienne.fr, avant le 31 janvier 2021.

La notification d’acceptation sera envoyée le 15 février 2021.

Cycle de journées d’études
- 17-18 mars 2021, Saint-Étienne – L’utilisation du sol
- Printemps 2022, Saint-Étienne – L’organisation et l’appropriation de l’espace
- Printemps 2023, Saint-Étienne – La dimension cognitive, symbolique et culturelle des paysages ruraux

Les organisateurs
- Sarah Réault, maître de conférences en Géographie
- Giovanni Stranieri, chargé d’enseignement en Histoire et en Archéologie médiévales


Titre
« Avant l’État. Droit international et pluralisme politico-juridique en Europe, XIIe-XVIIe siècle » — Maison de la Recherche Sorbonne, Paris
Date
Dimanche 31 janvier 2021
Descriptif

L’État étant considéré comme l’acteur exclusif et même l’a priori de toute compréhension possible des relations internationales, on conçoit encore souvent le droit international comme le droit interétatique : du même coup, on exclut du champ d’investigation les relations entre pouvoirs politiques les plus divers. Or la constellation politique médiévale était caractérisée par une pluralité de centres de pouvoir au statut variable, où l’autorité politique était répartie à différents niveaux. Au lieu d’un lien univoque entre souveraineté et territoire, cette constellation révèle un entrelacement et un chevauchement complexe de différentes juridictions, fondées sur des liens de dépendance personnelle et sur des relations de sujétion territoriale. Loin de pouvoir être conçu comme un droit interétatique dominé par l’État national souverain, le droit international de la fin du Moyen Âge et du début de l’époque moderne devrait plutôt être considéré comme le cadre multi-normatif qui régit les relations entre une grande variété d’acteurs.

Texte Appel

Sur cette question, nous organisons deux rencontres, la première à Rome le 20 septembre 2021 et la deuxième à Lille et Courtrai les 18-19 mai 2022. Notre but est d’aborder un vaste éventail de thèmes concernant le droit international, comme la guerre (ses conditions et son déroulement, soldats et mercenaires, droit de prise et de captivité, négociation et exécution des traités de paix), les représailles, la diplomatie (envoyés diplomatiques, traités d’alliance, ligues et adhaerentiae), les relations féodales (par exemple l’obligation du vassal de répondre à l’appel aux armes du seigneur), la relation entre juridiction et territoire (notion de frontière, statut des étrangers), le droit international privé, le droit de la mer (y compris le statut des pirates), les commerces et les relations avec les juifs et les « infidèles ».

En outre, trois thèmes transversaux feront l’objet d’une attention particulière. Il s’agit des acteurs du droit international (leur sélection, leur statut et la dynamique de leurs relations réciproques) ; des sources du droit international, étant donné que ce dernier ne constituait pas à l’époque prémoderne une branche autonome de la science juridique ; et de la résolution des conflits, en particulier à travers la médiation et l’arbitrage (deux institutions qui ont reçu moins d’attention dans l’historiographie par rapport à la négociation et la guerre).

L’organisation de deux rencontres et la contribution de chercheurs de différentes formations nous permettront de discuter cet ensemble de thèmes sur une période qui s’étend du XIIe au XVIIe siècle, en Europe occidentale et sans exclure les relations des acteurs européens avec l’Orient (Byzance, les Mongols, les Ottomans), le Maghreb et les terres « découvertes » au XVe et au XVIe siècle.

Du point de vue méthodologique, nous envisageons une étude aussi bien de la pratique que de la doctrine. Concernant la pratique, il faut comprendre quels étaient les mécanismes qui permettaient de gérer les relations entre des ordres politiques et juridiques différents. Concernant la doctrine, il s’agit d’étudier la manière de laquelle ce rôle fut joué surtout par le ius commune – produit de la science du droit romain, canonique et féodal – qui fournit aux juristes les concepts et les méthodes nécessaires pour gérer la multi-normativité et, en particulier, les relations entre des systèmes juridiques locaux (appelés iura propria).
Modalités de contribution

Des communications s’inscrivant dans la thématique de ces deux colloques sont attendues. Les propositions, en anglais, en français ou en italien, doivent être adressées par courrier électronique à dante.fedele chez univ-lille.fr,randall.lesaffer chez kuleuven.be et savy_pierre chez yahoo.fr

Elles doivent parvenir d’ici le 31 janvier 2021 et compter au moins 3000 caractères. Le résultat de la sélection sera communiqué avant le 28 février 2021. Une publication des actes soumise au contrôle des pairs est envisagée.

Les frais de transport et d’hébergement seront pris en charge par les institutions partenaires du projet.

Partenaires
- Centre d’histoire judiciaire (UMR 8025) – Université de Lille
- École française de Rome
- KU Leuven, Department of Roman Law and Legal History

Organisateurs
- Dante Fedele (CHJ UMR 8025 Lille)
- Randall Lesaffer (KU Leuven)
- Pierre Savy (EFR)


Titre
Lauriane Simony (Université Sorbonne Nouvelle Paris 3, CREW), « Le British Council en Birmanie au lendemain de l’indépendance : politique linguistique et diplomatie culturelle (1948-1966) » — Maison de la Recherche Sorbonne, Paris
Date
Lundi 1er février 2021, 12 h 30-14 h
Titre
Lauriane Simony (Sorbonne Nouvelle Paris 3, CREW), « Le British Council en Birmanie au lendemain de l’indépendance : politique linguistique et diplomatie culturelle (1948-1966) » — Maison de la Recherche Sorbonne, Paris
Date
Lundi 1er février 2021, 12 h 30-14 h
Descriptif

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Titre
Nassima Mekaoui "« Hommes aux champs et femmes à la soupe ». Le projet colonial et le genre des domesticités agricoles (1830-1871)" — Maison de la Recherche Sorbonne, Paris
Date
Mercredi 3 février 2021, 17 h-19 h
Descriptif

Séance exclusivement en distanciel


Titre
Bulletin de l’APAD/Anthropologie & développement, 2021 — Maison de la Recherche Sorbonne, Paris
Date
Vendredi 5 février 2021, 08 h 51
Descriptif

Appel à contributions en vue d’un numéro spécial à l’occasion des trente ans de l’APAD et de sa revue, le Bulletin de l’APAD/Anthropologie & développement. Les contributions retenues paraîtront en ligne sur OpenEdition, et une partie sera publiée dans un numéro spécial de la revue Anthropologie & développement à paraître en 2021. Contrairement à un numéro « classique », ce numéro anniversaire proposera différents formats de publications. Cet appel à contribution s’organise donc en deux rubriques :
- 1) une rubrique ‘Contributions critiques’,
- 2) une rubrique ‘Témoignages et retours réflexifs sur expérience’.

Date limite : 5 février 2021

Appel en français
Appel en anglais

Titre
« Le militantisme pro-Algérie française : approche prosopographique et problèmes quantitatifs » — Maison de la Recherche Sorbonne, Paris
Date
Lundi 8 février 2021, 10 h-12 h
Descriptif

Séance animée par Victor Delaporte (ISP, Université Paris Nanterre)


Titre
« Savoirs et expertises dans les débats sur les questions hydrauliques, les projets et leur mise en œuvre » — Paris
Date
Mardi 9 février 2021
Titre
« Les conditions féminines au Sahara-Sahel », L’Ouest saharien, 2022 — Paris
Date
Lundi 15 février 2021
Descriptif

Ce numéro thématique de la revue L’Ouest saharien souhaite mettre en valeur les recherches récentes en sciences humaines et sociales portant sur la condition féminine dans la vaste région sahélo-saharienne habitée par des populations mauritaniennes, sahraouies, marocaines, algériennes, maliennes et nigériennes. Il vise à interroger l’apparente homogénéité historique et socio-culturelle de ces dernières en engageant une discussion sur l’exceptionnalité des femmes du monde sahélo-saharien. Les sociétés au cœur de cet appel ont souvent été décrites comme uniques, au sein du monde musulman, pour ce qui est de l’indépendance féminine, tant sur le plan de l’organisation familiale et du mariage que sur celui du recours au droit musulman, voire de la présence dans l’espace public. Cela rejoint, par ailleurs, les traits communs soulignés de ces sociétés qui ont partagé, dans l’histoire, un mode de vie lié au désert, des caractéristiques socio-économiques, des pratiques religieuses marquées par l’école juridique malékite et la présence des ordres soufis, des organisations politiques non centralisées, etc. Il n’en reste pas moins qu’elles présentent aussi de nombreuses différences. Elles sont traversées par des fractures statutaires et identitaires profondes qui poussent à resserrer la focale et regarder de plus près les conditions variées de l’histoire des émancipations féminines en leur sein. Surtout, ces sociétés ont connu, pendant la période coloniale et, plus encore, au cours des processus de décolonisation et de construction des États postcoloniaux, des réalités très différentes qui composent aujourd’hui un paysage contrasté.

Texte Appel

Coordinatrices du numéro :
- Camille Evrard, historienne, chercheure associée au laboratoire FRAMESPA (UMR 5136 - Université Toulouse Jean Jaurès)
- Erin Pettigrew, historian, Assistant Professor, History and Arab Crossroads Studies, New York University Abu Dhabi


Titre
« Africa in the 21st century : traditions, revolutions and alternatives » : II international congress of young researchers on Africa — Paris
Date
Lundi 15 février 2021
Descriptif

« Tras el éxito de la primera edición del Congreso Internacional de Jóvenes Investigadoras/es sobre África (CIJIA) en octubre de 2019, la Asociación Nanouki, junto con la Universidad de Valladolid, organiza de nuevo este evento.

El II CIJIA tendrá lugar los días 30 de septiembre - 1 de octubre de 2021 en la Universidad de Valladolid y tiene como objetivo la creación de espacios de debate y aprendizaje para los/las investigadoras/es nóveles que centran sus trabajos en el continente africano y la diáspora. Es por ello por lo que apostamos por la participación no sólo de estudiantes de doctorado y de jóvenes doctores/as, sino también de estudiantes de Máster, Grado e incluso investigadores independientes que quieran formarse y aportar estudios novedosos. Este año, el título del Congreso es "África en el siglo XXI : tradiciones, revoluciones y alternativas".

Próximamente se publicará la I CIRCULAR en la que se desarrollará la información relativa al Congreso, fechas de celebración, condiciones y la apertura del Call for Papers para el envío de las propuestas de comunicación.

After the success of the first edition of the International Congress of Young Researchers on Africa (CIJIA) in October 2019, Nanouki Association, together with the University of Valladolid, is once again organising this event.

The 2nd CIJIA will take place from 30 September to 1 October 2021 at the Universidad de Valladolid and aims to create spaces for debate and learning for young researchers who focus their work on the African continent and the Diaspora. This is why we are committed to the participation not only of doctoral students and young PhD researchers, but also of Master’s and Bachelor’s students and even independent researchers who wish to train and contribute with new studies. The title of this edition is : ’Africa in the 21st century : traditions, revolutions and alternatives’.

The I NEWSLETTER will soon be published, providing information on the Congress, dates of the event, conditions and the opening of the Call for Papers to send proposals. »


Titre
« Droit du travail dans les colonies » — Paris
Date
Lundi 15 février 2021, 17 h-20 h
Descriptif

- Jean-Pierre Le Crom (Université de Nantes) : Le droit du travail dans les colonies après la Première Guerre mondiale. Des ambitions croissantes aux limites des réalités de terrain.
- Florence Renucci (IMAF/CNRS) : L’inspection du travail dans les colonies.
Témoignage de Bernard Dumont, ancien inspecteur du travail au Soudan Français.


Titre
« Explorer l’objet végétal en Amérique portugaise, anglaise et française : approches coloniales, environnementales et médicales (16e-18e siècles) » — Paris
Date
Jeudi 18 février 2021, 09 h-11 h
Descriptif

Tassannee Alleau et Marion Pellier (Université François-Rabelais Tours, CESR)


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